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Installer Raspberry Pi OS : guide pas-à-pas pour débutant

Guide pas-à-pas pour installer Raspberry Pi OS en 2026 : choix Desktop/Lite, Raspberry Pi Imager, mode headless, SSH, mise à jour et dépannage du premier boot.

Par Claire Vernet — 17 avril 2026

Au meetup Linux et self-hosted de Lyon, il y a presque toujours une ou deux personnes qui viennent avec un Pi 5 tout neuf dans son carton d’origine et me disent « bon, par où je commence ». L’installation de Raspberry Pi OS, ça intimide souvent le plus quand on n’a jamais touché à un Linux. En réalité, rien de plus facile dans tout le parcours : trente minutes, une carte microSD, un ordinateur habituel pour préparer la carte, et tu as un système opérationnel prêt à recevoir ses premiers paquets.

Dans ce tutoriel, je te guide à travers les quatre étapes qui vont de « je viens de déballer le Pi » à « j’ai un système propre, mis à jour, sécurisé, et sur lequel je peux maintenant construire un vrai projet ». Les trois premières sont techniques et prennent une demi-heure. La quatrième, sécuriser le système avant de l’exposer à quoi que ce soit, est celle que je vois sauter en boucle au meetup. C’est précisément celle qui compte le plus.

En bref — mise à jour FC2 du 9 juillet 2026. Pour installer Raspberry Pi OS : (1) télécharge Raspberry Pi Imager depuis raspberrypi.com/software/, (2) sélectionne ton modèle de Pi, (3) choisis l’édition Desktop si tu branches un écran ou Lite pour un usage headless, (4) reste en 64-bit pour Pi 3/4/5/Zero 2 W sauf besoin legacy précis, (5) configure dans les options avancées : hostname, utilisateur, Wi-Fi, SSH, (6) flash la microSD, (7) démarre le Pi, (8) connecte-toi en SSH (ssh user@nom-du-pi.local), (9) mets à jour : sudo apt update && sudo apt full-upgrade. Compter 30 à 45 minutes la première fois.

Ce qu’est Raspberry Pi OS, rapidement

Raspberry Pi OS (anciennement « Raspbian ») est la distribution Linux officielle, maintenue par l’équipe logicielle Raspberry Pi. Dérivée de Debian, optimisée pour le matériel du Pi, livrée avec le bureau Raspberry Pi Desktop (sous Wayland/labwc par défaut depuis Bookworm), un navigateur (Chromium), un éditeur de code simple (Thonny pour Python), et tout l’outillage Linux classique. En 2026, la version courante s’appuie sur Debian 13 Trixie (Raspberry Pi OS Trixie publié le 2 octobre 2025, basé sur Debian 13 du 9 août 2025 ; Debian 13.5 du 16 mai 2026 au moment de cette mise à jour). Pour passer de Bookworm (Debian 12) à Trixie, la documentation officielle Raspberry Pi recommande de flasher une nouvelle image propre plutôt qu’une mise à niveau via apt : apt full-upgrade sert aux mises à jour courantes à l’intérieur d’une même version majeure, pas au changement de version.

Raspberry Pi OS se choisit en deux dimensions : édition (Desktop, Full ou Lite) et architecture (64-bit, 32-bit ou Legacy). Voici comment se repérer.

  • Raspberry Pi OS (64-bit), la version recommandée par défaut pour les Pi 3, 4 et 5. Livrée avec le bureau, tous les outils de base, Python, le terminal. Prends celle-ci si tu débutes.
  • Raspberry Pi OS Lite (64-bit), version sans interface graphique. Utile pour les serveurs dédiés où l’écran n’est jamais branché (Home Assistant, Pi-hole, NAS). Occupe environ 3,5 Go sur la carte SD contre 7-8 Go pour la version complète.
  • Raspberry Pi OS (Legacy, 32-bit) : basée sur une version plus ancienne de Debian. Réservée aux vieux Pi 2 et Pi 1. À oublier en 2026 si tu as un modèle récent.

Quelle version choisir ? Tableau récapitulatif

Cas d’usageÉditionArchitecture
Raspberry Pi 5 / 4 / 3 avec écran, débutantDesktop64-bit
Serveur, Pi-hole, Home Assistant, SSH onlyLite64-bit
Pi Zero 2 W (512 Mo RAM)Lite (Desktop lourd à éviter)64-bit
Pi 1, Pi Zero v1, matériel ancienLite ou Legacy32-bit ou Legacy
Besoin LibreOffice, Scratch, KiCad préinstallésFull64-bit

Mon conseil 2026 : si tu apprends avec un écran, prends Desktop 64-bit. Si le Pi est destiné à Pi-hole, Home Assistant, un NAS ou un robot headless, prends directement Lite 64-bit : moins de paquets, moins de surface d’attaque, moins de mises à jour inutiles. Pour un Pi Zero 2 W, Lite reste le choix le plus confortable : ses 512 Mo de RAM rendent l’interface graphique vite pénible.

Check rapide avant de flasher. Vérifie trois choses : le modèle exact du Pi, l’usage final (écran ou headless) et le réseau au premier boot. La majorité des blocages débutants viennent d’un mauvais câble HDMI, d’un Wi-Fi 5 GHz mal configuré ou d’un SSH oublié dans Raspberry Pi Imager.

Ce dont tu as besoin avant de commencer

  • Un Raspberry Pi modèle récent (Pi 4, Pi 5 ou Zero 2 W, ce dernier n’a que 512 Mo de RAM, préférer l’image Lite) avec son alimentation officielle.
  • Une carte microSD de 32 Go minimum, classe A1 ou A2. Les marques SanDisk Extreme, Samsung EVO Plus et Kingston Canvas Go sont des valeurs sûres. Évite les cartes de marque obscure à 5 euros, ça finit mal, j’en ai perdu assez au meetup pour en être sûre.
  • Un ordinateur sous Windows, macOS ou Linux pour flasher la carte. N’importe quel PC de moins de dix ans convient.
  • Un lecteur de carte microSD sur ton ordinateur (intégré, ou adaptateur USB à 5 euros).
  • Un écran HDMI avec le bon câble adaptateur : micro-HDMI pour les Pi 4 et Pi 5, mini-HDMI pour le Pi Zero 2 W (attention à ne pas confondre les deux, ils ne sont pas interchangeables). Un clavier et une souris USB. Ou, mieux, rien de tout ça : on va configurer le Pi en mode headless dès le premier boot. Je détaille plus bas.
  • Un réseau Wi-Fi ou une prise Ethernet à portée.

Étape 1. Télécharger Raspberry Pi Imager

Raspberry Pi Imager est l’outil officiel qui télécharge l’image système et l’écrit sur la carte microSD. Il est disponible pour Windows, macOS et Linux. Rendez-vous sur raspberrypi.com/software et prends la version correspondant à ton ordinateur.

  • Sur Windows, tu télécharges un fichier .exe. Double-clique pour installer, ça prend 30 secondes.
  • Sur macOS, tu télécharges un .dmg. Tu glisses l’application Raspberry Pi Imager dans Applications.
  • Sur Linux, deux options. Soit via le gestionnaire de paquets si ta distribution le propose (sudo apt install rpi-imager sous Debian/Ubuntu), soit en téléchargeant le paquet .deb ou l’AppImage depuis le site officiel.

Remarque de prudence, et c’est un biais que j’assume : ne télécharge jamais Pi Imager depuis un site tiers. Je vois régulièrement des versions « modifiées » circuler sur des forums douteux qui prétendent ajouter telle ou telle fonctionnalité. Vecteur classique de cheval de Troie. Le site officiel, rien d’autre.

Étape 2. Flasher la carte microSD

Insère la carte microSD dans ton ordinateur. Lance Raspberry Pi Imager. Trois boutons dominent l’interface.

  1. Choisir l’appareil : sélectionne ton modèle de Pi. Le catalogue va du Pi 1 au Pi 5 en passant par Zero. Sélectionne celui que tu as précisément, parce qu’Imager adapte l’image proposée en fonction.
  2. Choisir l’OS : déroule la liste, sélectionne « Raspberry Pi OS (other) » puis « Raspberry Pi OS (64-bit) ». L’image fait environ 2,5 à 3 Go pour la version complète (1,2 Go pour Lite), le téléchargement se fait au moment du flash.
  3. Choisir le stockage : sélectionne ta carte microSD. Vérifie deux fois. Imager détecte tous les périphériques de stockage connectés, et si tu as un disque dur externe USB branché en même temps, il apparaît dans la liste. Te tromper de disque signifie effacer des données utiles. Je double-clique toujours sur la bonne ligne avant de lancer le flash.

Les paramètres avancés (l’étape qui change tout)

Avant de cliquer sur « Écrire », prends trente secondes pour l’icône d’engrenage en bas à droite, ou la fenêtre qui apparaît automatiquement après avoir choisi l’OS. Les paramètres avancés permettent de pré-configurer l’installation pour que le Pi soit immédiatement accessible au premier boot, sans écran ni clavier branchés. C’est le mode « headless », et ça reste ma façon préférée de démarrer un nouveau Pi parce qu’elle évite toute la friction de brancher un écran.

Voici ce que je remplis systématiquement :

  • Nom d’hôte : un nom court, sans accents, qui identifie le Pi sur ton réseau. Par exemple cuisine, bureau-serveur, robot-01. Tu y accéderas ensuite via ssh user@cuisine.local au lieu de devoir retenir une adresse IP.
  • Nom d’utilisateur et mot de passe : ne garde jamais le couple historique pi / raspberry (qui n’existe plus par défaut depuis 2022 de toute manière). Choisis ton propre nom d’utilisateur (par exemple le tien), et un mot de passe long d’au moins 16 caractères. Un gestionnaire comme Bitwarden te le génère en deux secondes.
  • Configurer le Wi-Fi : entre le SSID exact de ta box (sensible à la casse, attention aux espaces) et le mot de passe. Indique aussi le pays (FR pour la France) pour que le Pi respecte les restrictions de canaux Wi-Fi réglementaires.
  • Paramètres régionaux : fuseau Europe/Paris, clavier AZERTY-French. Utile parce que sinon tu te retrouves en QWERTY et tu te demandes pourquoi les symboles sortent bizarrement.
  • Activer SSH : case à cocher absolument essentielle. Elle permet de se connecter au Pi depuis ton PC habituel via un terminal, sans écran branché. Deux choix : activer avec mot de passe, ou activer avec clé publique. Si tu connais les clés SSH, va directement sur la version clé publique (cf. section sécurité plus bas). Sinon, mot de passe pour commencer.

Une fois les paramètres saisis, valide, puis clique sur « Écrire ». Imager demande confirmation de l’effacement de la carte, valide. Le flash prend cinq à dix minutes, vérification automatique incluse. Quand c’est terminé, retire la carte du lecteur.

Étape 3. Premier boot

Insère la carte microSD dans le slot du Pi. Branche (dans cet ordre) : les périphériques éventuels (souris, clavier si tu en as), l’écran HDMI si tu veux voir ce qui se passe, et en dernier l’alimentation USB-C. Le Pi démarre automatiquement dès qu’il est alimenté, il n’a pas de bouton power.

Observe les deux LED : la rouge doit s’allumer en continu (alimentation OK), la verte doit clignoter par intermittence (activité disque). Après 30 à 60 secondes, l’écran affiche soit le bureau Raspberry Pi OS (si tu as branché un écran), soit rien si tu es en mode headless. Dans les deux cas, le Pi est démarré, connecté au Wi-Fi si tu l’as configuré, et SSH est actif.

Se connecter en SSH depuis ton ordinateur

Ouvre un terminal sur ton PC habituel. Sous macOS ou Linux, c’est l’application Terminal. Sous Windows, utilise PowerShell ou le Terminal Windows (qui est désormais préinstallé sur Windows 11). Tape :

ssh toncompte@cuisine.local

Remplace toncompte par le nom d’utilisateur que tu as configuré dans Imager, et cuisine par ton nom d’hôte. La première fois, ton PC te demande d’accepter l’empreinte du serveur : tape yes puis Entrée. Saisis le mot de passe (qui ne s’affiche pas en le tapant, c’est normal). Si tout va bien, tu vois apparaître le prompt du Pi :

toncompte@cuisine:~ $

Tu es maintenant sur le Pi, à travers le réseau. Toute commande que tu tapes ici s’exécute sur le Pi, pas sur ton PC. La configuration qui t’évitera de rebrancher un écran pour toujours.

Étape 4. Sécuriser le système avant d’aller plus loin

La section que la plupart des tutoriels sautent ou minimisent. Je la fais en détail parce que quand on expose un Pi sur Internet ou même juste sur son réseau local familial, la sécurité minimale n’est pas optionnelle. Les bots scannent Internet en permanence pour tester des mots de passe faibles sur le port SSH 22.

Mettre à jour le système

Toujours la première commande après un boot neuf.

sudo apt update
sudo apt full-upgrade

apt update télécharge la liste des paquets disponibles. apt full-upgrade installe les mises à jour de sécurité et de fonctionnalités, en autorisant la résolution des dépendances qui ont changé. Sur Raspberry Pi OS, c’est la commande recommandée par la documentation officielle car les dépendances bougent plus souvent que sur Debian standard. L’opération prend entre trois et dix minutes selon l’état du système et la vitesse de ton réseau. Si une fenêtre te demande de confirmer un changement de fichier de configuration, garde la version par défaut (option « N »).

Passer à l’authentification par clé SSH

Les mots de passe SSH, même longs, restent plus faibles qu’une clé cryptographique. Générer une paire de clés et désactiver l’authentification par mot de passe est la seule protection vraiment efficace contre les tentatives de brute force.

Depuis ton PC (pas depuis le Pi), si tu n’as pas déjà une clé SSH :

ssh-keygen -t ed25519 -C "toncompte@monpc"

Accepte l’emplacement par défaut. Met une passphrase ou laisse vide selon ton niveau de paranoïa (une passphrase ajoute une couche mais nécessite de la retaper à chaque usage sauf si tu la mets en cache dans l’agent SSH).

Ensuite, copie ta clé publique sur le Pi :

ssh-copy-id toncompte@cuisine.local

Teste que la connexion par clé fonctionne (elle ne doit plus te demander le mot de passe) :

ssh toncompte@cuisine.local

Si ça passe sans prompt de mot de passe, tu peux désormais désactiver l’authentification par mot de passe côté Pi. Édite le fichier de config SSH :

sudo nano /etc/ssh/sshd_config

Cherche la ligne #PasswordAuthentication yes. Décommente-la (enlève le dièse) et change yes en no :

PasswordAuthentication no

Sauvegarde (Ctrl+O, Entrée), quitte (Ctrl+X), puis redémarre le service SSH :

sudo systemctl restart ssh

Important : ne ferme pas ta session SSH actuelle avant d’avoir vérifié qu’une nouvelle session passe correctement avec la clé. Si tu te loques dehors par erreur de config, il faudra remettre la carte SD dans un PC pour corriger le fichier.

Installer fail2ban (protection brute force)

Même avec des clés, si tu gardes le port SSH par défaut, des bots vont essayer. fail2ban bloque automatiquement les IP qui enchaînent les tentatives d’authentification échouées.

sudo apt install fail2ban -y

La config par défaut est raisonnable pour un usage maison : 5 tentatives échouées en 10 minutes, bannissement 10 minutes. Pas besoin d’y toucher pour commencer.

Dépannage : 8 problèmes courants au premier boot

Si quelque chose coince, voici les huit symptômes les plus fréquents avec cause probable et solution.

SymptômeCause probableSolution
Pi ne démarre pas (LED rouge fixe, pas de verte)Alimentation insuffisante ou carte SD non flashéeVérifier l’alim officielle 5,1 V 3 A (Pi 4) ou 5,1 V 5 A (Pi 5), reflasher la SD avec Pi Imager
Écran HDMI noirMauvais port HDMI (Pi 4/5) ou résolution non détectéeUtiliser le port micro-HDMI le plus proche de l’USB-C (HDMI0), tester un autre câble/écran
Wi-Fi ne se connecte pasSSID erroné, mauvais pays Wi-Fi, caractères spéciaux dans le mot de passeVérifier le SSID (sensible à la casse), pays = FR dans Imager, basculer sur 2,4 GHz pour l’init, éviter é/à/ç dans le mot de passe
SSH refuse la connexionSSH non activé dans Imager, mauvais utilisateur ou mot de passeReflasher en cochant « Enable SSH » dans les options avancées Imager, vérifier l’utilisateur configuré
cuisine.local ne répond pasmDNS/Avahi/Bonjour non installé côté clientWindows : installer Bonjour Print Services ; Linux : sudo apt install avahi-daemon ; sinon utiliser l’IP du Pi via la box (section « appareils connectés »)
Clavier en QWERTY au lieu d’AZERTYLocalisation FR non configuréesudo raspi-config → Localisation Options → Keyboard → fr-azerty (ou via Imager au flash)
Carte SD non reconnue ou erreur pendant le flashCarte cheap, switch de protection en écriture, lecteur USB défaillantVérifier le switch « Lock » sur le côté de l’adaptateur SD, formater en FAT32 via SD Card Formatter, sinon changer de carte/lecteur
Carte SD corrompue après quelques semainesCarte cheap usée par des écritures continuesPasser en SD A1/A2 industrielle (SanDisk High Endurance, Samsung Pro Endurance), ou booter depuis SSD USB sur Pi 4/5

Questions fréquentes

Quelle version de Raspberry Pi OS choisir en 2026 ?

En bref : Raspberry Pi OS 64-bit en édition Desktop pour Pi 3/4/5 avec écran, ou Lite pour un serveur sans écran. Le 32-bit reste pour Pi 1, Pi Zero v1 ou matériel ancien. Legacy est réservé aux cas de compatibilité historique.

Faut-il choisir Raspberry Pi OS Lite ou Desktop ?

En bref : Desktop si tu débutes et veux brancher un écran (interface graphique, navigateur, éditeur de code préinstallés). Lite si tu veux un serveur dédié sans écran (Home Assistant, Pi-hole, NAS) : système plus léger, démarrage plus rapide, environ 2,5-3 Go de stockage utilisé contre 6 Go pour Desktop.

Peut-on installer Raspberry Pi OS sans écran ?

En bref : oui, c’est même la méthode recommandée, c’est le mode headless. Dans Raspberry Pi Imager, ouvre les paramètres avancés (icône d’engrenage ou fenêtre auto), configure le nom d’hôte, l’utilisateur, le Wi-Fi et active SSH. Au premier boot, le Pi est immédiatement accessible via SSH depuis ton PC.

Comment activer SSH dès le premier démarrage ?

En bref : dans Raspberry Pi Imager, options avancées (icône d’engrenage avant de cliquer sur « Écrire »), coche « Enable SSH » et choisis l’authentification par mot de passe ou par clé publique. La méthode manuelle (créer un fichier vide nommé ssh dans la partition boot) marche encore, mais Imager est plus fiable.

Quel est le mot de passe par défaut de Raspberry Pi OS ?

En bref : il n’y en a plus depuis avril 2022. Le couple historique pi / raspberry a été supprimé pour des raisons de sécurité. Tu dois obligatoirement créer un utilisateur et un mot de passe dans les paramètres avancés de Pi Imager au moment du flash. Sans ça, le système refusera de démarrer.

Quelle taille de carte microSD faut-il pour Raspberry Pi OS ?

En bref : 32 Go minimum (classe A1 ou A2). C’est la taille la plus rentable au rapport prix/durée de vie en 2026. 16 Go ou 8 Go sont possibles avec l’édition Lite mais saturent vite. Pour de la mesure 24/7 ou des écritures continues, privilégier 64 Go en SD industrielle (SanDisk High Endurance) ou un boot SSD USB sur Pi 4/5.

Peut-on installer Raspberry Pi OS sur SSD ?

En bref : oui sur Pi 4 et Pi 5. Sur Pi 5 c’est natif via le port M.2 du HAT NVMe officiel. Sur Pi 4, ça passe par un SSD USB (utiliser un port USB 3.0 bleu). Le boot USB doit être activé dans le firmware (par défaut sur les modèles récents). Le gain en vitesse et en durée de vie face à une microSD est massif pour un usage 24/7.

Pourquoi raspberrypi.local ne répond pas ?

En bref : le protocole mDNS (qui résout les noms .local) n’est pas disponible partout. Sur Windows, installer Bonjour Print Services (Apple) ou utiliser un Windows récent. Sur Linux, sudo apt install avahi-daemon. Sinon, récupérer l’adresse IP du Pi dans l’interface de la box (section « appareils connectés ») et utiliser ssh user@192.168.1.xxx.

Comment mettre à jour Raspberry Pi OS ?

En bref : les deux commandes sont sudo apt update && sudo apt full-upgrade. update rafraîchit la liste des paquets disponibles, full-upgrade installe les mises à jour de sécurité et de fonctionnalités en autorisant la résolution des dépendances modifiées. À faire au moins une fois par mois sur un Pi en production.

Peut-on passer de Bookworm à Trixie avec apt ?

En bref : non, ce n’est pas la méthode recommandée. La documentation officielle Raspberry Pi indique qu’il faut flasher une nouvelle image propre pour passer à une version majeure. apt full-upgrade sert aux mises à jour à l’intérieur d’une même version. Sauvegarde tes données, reflash en Trixie, restaure tes configs.

Sources et contrôle de fraîcheur. Cette passe FC2 du 9 juillet 2026 garde les liens de référence vers Raspberry Pi Imager, la documentation officielle Raspberry Pi — Getting started et les notes Debian 13 Trixie. Les points sensibles vérifiés dans l’article restent : choix Desktop/Lite, 32-bit vs 64-bit, HDMI Pi 4/5 vs Zero 2 W, SSH headless et commande de mise à jour.

Et après ?

Ton Pi est installé, à jour, sécurisé. À ce stade, tu as un ordinateur Linux fonctionnel, prêt à devenir n’importe quoi. Selon ce que tu veux en faire, voilà ce que je te suggère de regarder après :

  • Tu veux automatiser quelque chose à la maison : installe Home Assistant, on couvre ça dans un futur article. Le Pi devient ton hub domotique central.
  • Tu veux bloquer la pub sur tout ton réseau : installe Pi-hole. Trente minutes de config, effet immédiat sur tous les appareils de la maison.
  • Tu veux comprendre Linux sous le capot : ouvre un terminal et commence à lire man bash. Sérieusement, ça reste la meilleure porte d’entrée pour devenir à l’aise avec un système Unix. La documentation officielle Raspberry Pi (Getting started) et la page Debian Trixie sont les deux références à mettre en favori.

Si tu bloques sur une étape précise ou si tu as choisi un chemin différent, passe par la page contact. Je croise ces questions régulièrement et ça m’intéresse de savoir où les docs officielles ratent leur cible.

Pour aller plus loin sur le cluster Raspberry Pi de RasRobot : le guide général Raspberry Pi 2026 de Thomas pour le contexte matériel, le tutoriel SSH headless pour aller plus loin sur l’accès distant, GPIO/I2C/SPI/UART expliqués pour comprendre les protocoles côté capteurs, les 10 problèmes Pi les plus courants si quelque chose coince hors install, et la rétrospective Pi 5 après 1 an d’usage pour le retour terrain.

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